faq

Peut-être n’avez vous jamais pratiqué la sophrologie ni consulté un sophrologue. Cette Foire Aux Questions va tenter de vous apporter quelques éléments de réponses afin d’éclairer certains aspects de cette pratique.

Bien que la sophrologie possède une base théorique et méthodologique commune à tous les sophrologues quel que soit leur horizon, chaque praticien est unique, ce qui l’amène à décliner de manière singulière la méthode. Partant de ce constat, certaines réponses de cette FAQ n’engagent que ma réflexion ainsi que mon approche personnelle de la sophrologie.

La sophrologie : Pour qui? Pour quoi?
Comment se déroule une séance?
Utilise-t-on en sophrologie le contact physique?
Combien de séances de sophrologie sont nécessaires?
Pratique t’on la sophrologie allongé?
La sophrologie est-elle une secte?
Utilise-t-on de la musique dans les séances?
Combien ça coûte?
Les consultations sont-elles prises en charge par la sécurité sociale?

La sophrologie : Pour qui? Pour quoi?

Pour une définition détaillée de la sophrologie, je vous invite à consulter le lien suivant : La sophrologie.

De manière succincte, la sophrologie est une pratique à médiation corporelle inspirée de la relaxation, du yoga, de la méditation et de la phénoménologie. Elle se base sur des exercices corporels et mentaux qui font appel à la conscience du corps, à la concentration et à la visualisation. La pratique est destinée à tout le monde sans contre-indications ni limite d’âge, cependant ce n’est qu’à partir de 5-6ans, l’âge où l’enfant acquière suffisamment son schéma corporel, que la sophrologie devient profitable.

Dans la plus part des demandes d’accompagnement, la sophrologie intervient dans de nombreux domaines tels que la santé, le social ou encore celui du sport. En ce sens, le sophrologue peut accompagner dans des problématiques diverses et variées liées au changement, aux risques psycho-sociaux, au stress, au sommeil, au burn-out, aux addictions, à l’apprentissage, à la préparation mentale, à l’accouchement ou encore à la sexualité. Cette liste n’est pas exhaustive mais elle donne une représentation de la diversité du champ d’application.

En dehors de toute problématique, la sophrologie se pratique aussi dans une optique de développement personnel.

Comment se déroule une séance?

Invariablement, sauf évènement qui obligerait à modifier son déroulé, une séance se décompose en 4 temps et dure entre 35 et 50 minutes selon son contenu. Une séance peut être collective ou individualisée.

  • Le premier temps est consacré à l’accueil du pratiquant. C’est le moment où le sophrologue (re)prend contact avec ce dernier afin d’écouter ses ressentis (physiques et/ou mentaux) de l’instant. Il prend en considération et intègre ce qui vient d’être partagé, et il adapte la séance qu’il avait prévue si nécessaire.
  • Le second temps, aussi appelé « informations pré-sophronique » dans le vocabulaire de la sophrologie, est dédié à la présentation de la séance. C’est à ce moment que le sophrologue informe le pratiquant du contenu de la séance. Il y expose les différents exercices à réaliser, montre en détail les mouvements et les postures corporelles tout en s’assurant que les explications soient bien comprises afin de favoriser l’autonomie du sophronisant.
  • Le troisième temps est celui des exercices. Le sophrologue accompagne de sa voix le sophronisant. Par le son de sa voix et par sa présence, il guide tout en veillant à laisser de l’espace au pratiquant afin que celui-ci puisse vivre l’instant à sa mesure.
  • La séance se termine par un temps d’échange entre la personne ou le groupe avec le sophrologue, on appelle cela le « dialogue post-sophronique ». Ce moment donne à chacun, s’il le souhaite, l’occasion de faire part de son expérience. Il permet d’exprimer sans contrainte le vécu de la séance et le vécu de l’instant en sortie de séance.

Utilise-t-on  en sophrologie le contact physique?

Non. Le sophrologue n’utilise que sa voix, elle reste son principal outil de travail.

Combien de séances de sophrologie sont nécessaires?

Il n’y a pas de règle. Certaines personnes constatent très rapidement des changements dans leur vie quotidienne après quelques séances tandis que d’autres ressentent le besoin de prolonger leur accompagnement. A chacun son expérience, à chacun son temps d’intégration. Cela peut aller de quelques semaines à quelques mois.

Afin de garantir un apprentissage suffisant pour pratiquer en autonomie la sophrologie, je préconise un minimum de 4 séances accompagné. Cela permet d’assimiler les rudiments de la méthode et surtout de s’assurer que l’accompagnement soit en accord avec les aspirations de la personne.

Pratique t’on la sophrologie allongé?

En sophrologie il est souvent question de « relaxation dynamique ». Dans ce terme il y a le mot « relaxation » qui renvoie l’image d’un corps et d’un mental relâchés, détendus, ce qui est naturellement l’effet recherché. Mais cet effet n’est pas une fin en soi. Il est un moyen de tendre vers l’équilibre, vers le développement de la conscience, conscience d’abord de nous-même, à savoir notre corps et notre esprit. C’est dans cette idée que le mot « dynamique » prend tout son sens et qu’il est peu conseillé de pratiquer la sophrologie en position allongée. En effet celle-ci est plus enclin à provoquer un état de sommeil que de favoriser l’attention et l’accueil de ce qui se produit et qui se manifeste dans l’instant. C’est pourquoi les seules postures adoptées durant une séance sont la posture assise et la posture debout.

Toutefois, la position allongée n’est en aucun cas totalement proscrite. Ce serait exclure celles et ceux qui n’ont ni les moyens ni la capacité de s’assoir ou de se mettre à la verticale. Dans cette situation le sophrologue proposera évidemment une séance allongée mais son discours, le « terpnos logos », veillera à guider le pratiquant de manière à ce qu’il reste conscient de l’expérience et présent à lui-même.

La sophrologie est-elle une secte?

La question sur les dérives sectaires est totalement légitime car il est impossible de nier qu’il a existé et qu’il existe sûrement encore des cas de détournement de la sophrologie à des fins malveillantes. Accompagner en sophrologie c’est parfois venir en soutien à des situations de fragilité voire de détresse. C’est dans ce contexte qu’opèrent souvent les esprits mal intentionnés. Face à un tel risque il convient de redoubler de vigilance car la menace est insidieuse, d’abord pour les personnes touchées qui en sont les principales victimes et puis pour l’image de notre profession dont l’unique but est de prendre soin.

Derrière chaque sophrologue ne se cache pas un manipulateur. Gardons nous alors d’incriminer la sophrologie ainsi que les praticiens qui, dans la grande majorité, respectent le code de déontologie de la profession et sont animés d’un véritable élan d’humanisme. Ceux-là gardent en permanence  l’idée fondatrice que l’individu est libre et qu’il se développe en cultivant son autonomie.

Utilise-t-on de la musique dans les séances?

Pour les séances spécifiques, dont l’intention serait un travail sur la sonorité, il est possible de faire usage d’objets sonores ou de bandes-son. Pour les séances qui ne requièrent aucun autre instrument que celui de la voix du sophrologue je n’en n’utilise personnellement jamais, cela dans le but d’avantager l’expérience personnelle dépourvue de tout artifice.

Combien ça coûte?

Les tarifs pratiqués sont à l’appréciation du sophrologue, le mieux est de le contacter directement pour connaitre ses honoraires.

Les consultations sont-elles prises en charge par la sécurité sociale?

Non, l’Assurance Malaide ne prend pas en charge les consultations en sophrologie. Cependant les médecines douces sont de plus en plus reconnues et de mieux en mieux remboursées par les complémentaires santé. Rapprochez vous de votre mutuelle pour plus d’informations. (ici une liste des mutuelles qui remboursent les consultations)